❥ Cécile, raconte son accouchement prématuré

Aujourd’hui je vous retrouve pour la mise à l’honneur de la maman Cécile L.
Elle a accepté de raconter son accouchement prématuré de bébé Noah.
J’espère que son témoignage donnera de l’espoir aux parents qui rencontrent la prématurité.
Merci à elle de se livrer, je vous laisse avec son histoire.
N’hésitez pas à commenter, liker et relayer ce joli récit pleins d’émotions. 

Cécile et Noah à 3 jours de vie 

Sa naissance était donc prévue début décembre.

Après de nombreux échecs amoureux j’ai enfin trouvé l’homme parfait. Le futur papa de Noah.
Trois mois environ après notre rencontre nous décidons de faire un bébé. Miracle de la nature environ 2 mois après cette grande décision, bébé s’est niché au creux de mon ventre. C’était le 5 mars 2016. Sa naissance était donc prévue début décembre.
J’ai eu un début de grossesse comme beaucoup en voudrait, aucune nausées et j’étais plutôt en forme.
J’avais seulement des envies de kinder bueno et de coca !
Le premier trimestre s’achève, à ce moment la fatigue commence à se faire sentir, mais un futur papa au top qui est aux petits soins pour moi et son futur fils. Fin juillet, au début du cinquième mois, je décide en accord avec mon médecin de m’arrêter de travailler.
La fatigue prenait vraiment trop le dessus.
Je passe donc le mois d’août tranquille à la maison à me reposer, à imaginer mon futur bébé, à sentir ses petits coups. Le bonheur total.
En plus de ça tous mes examens étaient parfaits. Le mois d’août s’achève et laisse place au mois de septembre.
Mon ventre commençait à s’arrondir joliment.

J’ai eu la sensation qu’on m’arrachait le cœur, c’était beaucoup trop tôt

Le vendredi 9 septembre est le jour où notre vie et notre bonheur a basculé.
Depuis le matin j’avais mal au ventre. Mais c’était des douleurs comme des règles ou une gastro. Le truc assez supportable.
Nous devions partir pour le week-end au Puy du fou et Julien a insisté pour faire un tour aux urgences. Pour être sûrs que nous pouvions partir.
Et la c’était vraiment l’idée du siècle !!!
La sage-femme me demande si j’ai des contractions. Je réponds que je ne sais pas trop. Je ne pense pas car pour moi les contractions c’est le truc ou tu es pliée en deux tellement tu as mal ! On me met sous monitoring, et 20 minutes plus tard, la sage-femme regarde le papier bizarrement, elle décide de m’ausculter…. et la c’est le drame.
On nous explique que je suis dilatée à 5. La sage-femme commence à courir partout après ses collègues, les médecins et pédiatres. Je me retrouve ni une ni deux en salle d’accouchement. Là on nous explique que la naissance est pour aujourd’hui. Le travail est déjà parti trop loin, bébé est trop engagé pour pouvoir faire quelque chose.
J’ai eu la sensation qu’on m’arrachait le cœur c’était beaucoup trop tôt 28+5 SA… On nous explique que bébé sera transféré au CHU à 5 min d’ici et qu’il ira en service de réanimation-néonatologie et puis pleins d’autres choses dont je me souviens plus car mon esprit divaguait bien ailleurs et la seule question que j’avais été “allez-t-il vivre ?”. La mort me hantait mais personne ne pouvait m’assurer que tout allait bien se passer. Après le monitoring, 1h30 plus tard, Noah est arrivé sans douleurs et sans difficultés par voie basse.
Le pédiatre l’a directement emmené dans la salle de soins à côté, papa a pu l’accompagner car miracle Noah a poussé un cri à sa sortie. J’ai pu voir une photo de mon bébé quelques minutes après sa naissance mais cette photo était et est toujours beaucoup trop choquante pour moi à regarder. On est très loin du teint rosé et des bonnes joues du nourrisson. Une heure après sa naissance il est donc emmené par le SAMU en couveuse vers le CHU.

Noah est resté 56 longs jours en service de néonatologie

J’ai passé une première soirée sans mon bébé à la maternité avec des milliers de question en tête. J’ai pu le découvrir le lendemain dans sa couveuse rempli de machines qui bipent de partout, des électrodes, un masque à oxygène qui lui couvrait entièrement la tête. C’était trop pour moi, je n’arrivais pas à l’approcher et j’avais peur de m’y attacher pour que la mort me le reprenne. Il m’a fallu une dizaine de jours et que je vois par moi même le combat qu’il menait pour me dire que mon fils allait vivre et qu’un jour il serait en pleine forme.
Je suis rentrée de la maternité 3 jours après l’accouchement et la  j’ai repris une claque en rentrant les bras vide en passant devant sa chambre pas prête du tout qui était elle aussi vite.
Noah est resté 56 longs jours en service de néonatologie ou j’y passais quasiment 12 heures par jour avec énormément de peau à peau.
On m’a dit de lui parler au maximum alors je lui rappeler à quel point il était fort, je lui lisait des histoires. Chaque soir était un déchirement de partir et de le laisser dans sa chambre d’hôpital. Au fil du temps on devient des professionnels de chaque alarmes qui sonnent, on sait “secouer” son bébé quand il se laisse un peu partir, parce que mine de rien respirer c’est une sacré épreuve quand on pèse 1kg200.
Avec tout ce temps passé à l’hôpital les infirmières deviennent ta seconde famille et elles savent te remonter le moral quand tu flanches car le temps avance bien trop doucement à notre goût et on a l’impression que jamais on vivra tous les 3 à la maison…

Nous étions enfin comme une famille normale.

Et la ô miracle ! La pédiatre et l’interne (qui au passage deviennent aussi tes amis presque) t’annoncent que la sortie va pouvoir se faire ce jeudi 27 octobre. Tu es excité comme jamais tu dors pas de la nuit, tu vas à la pharmacie avec une ordonnance longue comme une liste de courses, tu fais 3 magasins avant de trouver un paquet de couche taille 0.
Nous sommes rentrés vers 17 h et la nous étions enfin réunis tous les 3 comme une famille normale.
Les semaines qui ont suivies ont été rythmées par les différents rendez-vous médicaux. Le stress redescendait peu à peu. Mais il était toujours important d’être vigilant car des désaturations pouvaient toujours apparaître. Là nous étions seuls pour faire revenir Noah à lui… Il fallait aussi faire face aux remarques des gens pas toujours agréables. On nous renvoyait toujours en pleine figure que bébé est vraiment petit (2kg400 à la sortie). Mais qu’importe, on est plus heureux que jamais de l’avoir avec nous. On peut enfin être des parents normaux à être fatigués par les pleurs de la nuit.

Aujourd’hui Noah a presque 10 mois et c’est un petit garçon plein de vie qui a le sourire H24.
Souvent en le regardant je me rappelle à quel point il a été courageux et combatif.
Du haut de ses 62 cm il nous donne une très grande leçon de vie.

Si vous voulez suivre Cécile :✿ Son instagram ✿

Reportage intéressant au sujet de l’accouchement prématuré :

Si vous aussi vous souhaitez être mise à l’honneur, contactez moi via ma page facebook Le Monde de Jenni.

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